
Il est un peu le cousin insulaire du chat botté.
Ce matou assura la fortune et la renommée de Dick Whittington, jeune campagnard qui devait grâce à lui devenir Lord maire de Londres à trois reprises, à la fin du XIVe siècle et au détour du XVe.
Dick n'avait que son chat Gibb pour tout bien. Il s'engagea comme mousse sur un navire faisant commerce avec l'Orient. Parvenu dans un royaume dévasté par les rats, où les chats n'existaient pas, Dick proposa les services de Gibb au souverain : le matou britanique fit le ménage, et le jeune homme retourna dans son pays fortune faite !
C'est ce que raconte la légende.
Mias Dick Whittington fut bien Lord maire de Londres et mourut fort respecté en 1423. Une statue honore la mémoire de son chat Gibb (qui d'après d'autres sources se serait appelé Puss ou Fitzy) sur Hightgate Hill, aux portes de Londres, là même où le petit Dick entendit les cloches sonner et lui prédire son futur glorieux.
Le chat de Dick Whittington est un personnage primordial du bestiaire félin britanique et tous les anglais connaissent son histoire.
On comprend le succès des pussycats outre-manche...
Article 30 millions d'amis - 2002.
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