Au fond de ma révolte contre les forts,
Je trouve du plus loin, qu'il me souvienne l'horreur des tortures infligées aux bêtes.
Depuis la grenouille, que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil, la moitié supérieure les yeux horriblement sortis, les bras tremblant cherchant à s'enfouir sous la terre,
Jusqu'à l'oie dont on cloue les pattes, jusqu'au cheval, qu'on fait épuiser par les sangsues, ou fouiller par des cornes de taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l'homme.
Et plus l'homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes, qui le dominent...
De Louise MICHEL - Mémoires -
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