 Les enfants de mes voisins avaient l'habitude de récupérer les chats errants et après avoir plus ou moins joué avec eux, les laissaient à l'abandon dans la nature...
La petite chatte Cléo fait partie de ses chats abandonnés : je l'ai découverte un jour, cachée sous un buisson contre la clôture de mon jardin, auprès d'elle se blottissait un chaton, âgé environ de 2 mois.
Cléo était une mini panthère noire, poils courts, avec deux beaux yeux verts, tandis que son chaton, baptisé Patou, avait le poil court, couleur gris charteux, avec les mêmes yeux que sa mère...
Les premiers contacts furent un peu houleux : la petite chatte feulait dès mon approche, protegeant son petit. Régulièrement, j'allais les voir, tout en restant à distance et déposant chaque jours, une petite poignée de croquettes et un fromage (vache qui rit), et à en voir l'assiette vide, j'ai pu m'apercevoir que ça leur plaisait 
Les jours ont passé, et avec beaucoup de douceur et de patience, j'ai pu enfin à mon grand bonheur, caresser Cléo et Patou Et un beau matin, ce qui devait arriver arriva : Ma mère entendit miauler à la porte de la maison, lorsqu'elle ouvrit, Cléo et son petit étaient là ; ils se faufillèrent dans la villa, firent le tour du propriètaire, et s'installèrent chez nous... Nous nous retrouvions donc avec deux chats supplémentaires, deux amours 
Cléo passait très peu de temps à la maison, contrairement à Patou, qui préférait se prélasser au soleil, l'été, ou dans un panier, voir sur mon lit, durant l'hiver... Bien que parfois, selon son humeur, il partait à la chasse et nous rapportait ses trophées en cadeau (mulots, lézards, sauterelles, etc...).
Puis, Cléo commença à changer de comportement, plus câline que d'ordinaire, plus casanière, ronronnante, sans parler des miaulements... Nous comprîmes alors, qu'elle était enceinte : Ma mère surveillait notre Cléo, afin que tout se passe bien, et lui avait préparé un petit nid douillé, pour la mise bât.
C'est en fin d'après midi, un 1er avril, que les petits naissèrent. J'étais alors devant la télévision, [je me souviens même que je regardais la série "Chips", l'acteur que je préférais se nommait Poncharello, dit "Ponch" ] Il y eu trois chatons : deux noirs aux poils courts et un gris au poils longs. Dès que je le vis, j'ai dit à ma mère : -" lui, je l'appelle "Ponch", puis nous avons baptisé les autres petits : Frimousse (malheureusement décédé d'une pleurésie, alors qu'il n'avait qu'un an) et l'autre se fut Diabolo ( que nous avons fait adopter, après son sevrage)...
Cléo reprit sa vie de vagabondage, et nous ne l'avons jamais revue... Entre Joy (ma chienne berger allemand), Ponch et Patou, c'était l'entente parfaite Malgré le fait de vivre à la campagne, mes chats préfèraient flâner au soleil, et s'éloignaient rarement de la maison, et l'hiver, il fallait regarder sous la couette de mon lit, pour les voir 
Je me souviens qu'un jour, un matou du quartier est venu enquiquiner mon Ponch, qui se mis à miauler d'une façon très particulière, je vis alors Joy arriver et foncer sur le matou, qui mort de peur, passa la nuit perché en haut d'un arbre ou encore la fois où, en rentrant chez moi, j'ai trouvé Caroline, une tortue de terre, et Ponch fut longuement intrigué par ce drôle d'animal ; Caroline se cachait dans sa carapace, tandis que Ponch, très surpris, tatonnait avec sa patte, afin d'essayer de faire sortir, de sa cachette, cette étrange et très curieuse "chose", parfois même en se perchant sur le dos de Caroline 
Bien que Patou était très sociable et câlin, il restait plus discrêt, tandis que Ponch avait, avec moi, une relation fusionnelle : Dès que je rentrais du lycée, il arrivait et ne me quittait plus, il dormait avec moi (blottit sous les draps contre mon ventre ), se mettait sur mes genoux, quand je mangeais ; lorsque je suis rentrais en internat, ma mère m'écrivait des lettres, et me disait qu'à chaque fois, Ponch venait à ce moment précis et se couchait sur les feuilles, à croire qu'il sentait que le courrier était pour moi ; même mon vétérinaire me disait -"c'est pas un chat, c'est un enfant" 
Ce n'était que du bonheur, hélas, c'était trop beau pour durer : le divorse de mes parents et surtout la bétise et la rancune de mon père et de mon frère ont fait que je n'ai pu garder Joy, Ponch et Patou Suite à ça, ma chienne, qui était le "bébé" de ma mère s'est laissée mourir de chagrin, quand à moi, la séparation avec mes animaux fut un choc énorme, je peux même dire un traumatisme, qui m'a laissé une blessure et un grand chagrin 
Suite à cet évênement, j'ai passé presque un an sans animaux, même les souvenirs des mes chers compagnons, je n'arrive plus à me les rappeller ; A l'heure d'aujourd'hui, je n'ai toujours pas réussi et je ne veux même pas pardonner cet acte de méchanceté gratuite ; mes animaux représentaient tout pour moi, c'était mon oxygène La peine et la douleur sont toujours présentes, est je n'ai toujours pas pu faire le "deuil" des mes compagnons à 4 pattes... Je ne les oublierais JAMAIS
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